Un peu de tout …

Pour rattraper les 6 mois derniers sans billets, sans photos … voici 89 clichés. Exit Flickr, maintenant j’utilise Picassa (pour voir) et je trouve que c’est pas mal (et gratuit), reste à voir l’intégration dans WordPress (que j’aborderais dans un autre billet).
Ce soir, je vous propose de découvrir un peu de tout : Pas mal de photos sous marine, des photos de mon ange qui a aujourd’hui un peu plus de 4 mois, deux clichés du cyclone Vania et mes prises au fusil sous marin.

La cohabitation industrie du nickel / coraux

Je vous propose de découvrir un article du journal Le Monde du mois dernier sur le déplacement des coraux par les géants du nickel.

Peut-être les dieux ont-ils été trop généreux ? Non seulement la Nouvelle-Calédonie abrite près d’un quart des ressources mondiales de nickel, mais elle est aussi sertie d’une barrière de corail, inscrite en juillet 2008 au patrimoine mondial de l’humanité de l’Organisation des Nations unies pour la science, l’éducation et la culture (Unesco). Faire cohabiter cette industrie lourde et l’exceptionnelle biodiversité du « Caillou » est un véritable défi.

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Le déclin de la Grande Barrière de corail s’accélère

22 janvier, 2009 Actualité No comments

Le développement des coraux sur la Grande Barrière de corail est tombé en moins de vingt ans à son niveau le plus bas depuis quatre siècles. Un signe inquiétant pour l’ensemble des océans.

Les coraux de la Grande barrière ont nettement ralenti leur vitesse de développement depuis 1990. Le phénomène risque d’affecter divers écosystèmes marins tributaires des récifs coralliens. Et il pourrait annoncer des évolutions analogues chez d’autres organismes apparentés à travers le monde, selon Glen De’ath et ses collègues de l’Institut australien de recherches marines.
La Grande Barrière de corail est le plus grand ensemble corallien du monde. A l’instar d’autres récifs comparables, elle est sous la menace du changement climatique et de la pollution. Glen De’ath et son équipe ont étudié 328 grandes colonies de coraux appartenant à 69 récifs. Les chercheurs précisent que les mesures sur le squelette corallien montrent que la calcification, c’est-à-dire le dépôt de carbonate de calcium, a décliné de 13,3 % dans les coraux de la Grande Barrière depuis 1990, et qu’un tel déclin est sans précédent, depuis au moins les 400 dernières années.
Les scientifiques attribuent ce ralentissement aux effets conjugués du réchauffement planétaire, des taux d’acidité des océans, et de la baisse de la teneur de l’eau de mer en carbonate. « La vérification des causes de ce recul doit devenir une priorité », souligne Glen De’ath.
« Les coraux sont essentiels pour la formation et le fonctionnement d’écosystèmes et de chaînes vivrières, aussi peut-on craindre que des modifications précipitées de la biodiversité et de la productivité des océans du globe ne soient imminentes », alertent les chercheurs australiens dans la revue Science qui publie les résultats de leur étude.

« On peut craindre des modifications précipitées de la biodiversité et de la productivité des océans
du globe imminentes
»

Les coraux couvrent environ 400 000 km2 de fonds océaniques dans les zones tropicales, mais leur bon développement requiert un ensoleillement soutenu, des eaux chaudes, et une forte teneur en carbonate. La découverte des scientifiques australiens pourrait signifier qu’un problème se pose pour les nombreux écosystèmes marins associés avec la Grande Barrière ainsi que pour d’autres organismes apparentés à travers le monde. Ces récifs coralliens étant au centre du fonctionnement des écosystèmes, et des réseaux alimentaires depuis des dizaines de milliers d’années.
Le corail est un animal microscopique se construisant tout au long de sa vie une carapace qui, cumulée avec celle de ses millions de congénères, forme un récif corallien.
Cependant, le corail seul ne pourrait pas vivre. Il fonctionne en symbiose avec un végétal microscopique : la zooxanthelle dans les mers chaudes et le plancton dans les mers froides.
Pour assurer le développement de leur squelette, les coraux ont besoin de « briques », ce sont les carbonates et particulièrement l’aragonite. Malheureusement, l’acidification des océans fait que ces minéraux se dissolvent plus facilement dans l’eau de mer privant les coraux (et les autres organismes marins à squelettes) de ressources leur permettant d’assurer leur croissance.
A cela s’ajoutent d’autres difficultés propres aux coraux : surpêche, tourisme et autres pollutions biochimiques.

Jérôme Gavelle

Source : lnc.

Alerte aux œufs

C’est le titre d’un article du journal d’hier qui relatait un évènement assez exceptionnel :

Dès 9 heures hier matin, des coups de fil parvenaient au service municipal d’inspection et de prévention des risques environnementaux et sanitaires (Sipres). On signalait la présence de deux nappes de couleur rouge dans la baie de Sainte-Marie, au niveau de la promenade Pierre-Vernier. Les extraterrestres auraient-ils débarqué via la voie maritime ? Que nenni. Après enquête sur place et prélèvements d’eau de mer, le Sipres concluait à un phénomène spectaculaire mais complètement naturel : des œufs d’organismes marins qui éclosent tous en même temps lorsque les conditions climatiques sont favorables (température de l’eau par exemple). Les échantillons ont été déposés à l’IRD pour une identification de la nature exacte des organismes marins à l’origine de la ponte massive.

Un brin d’explication :

Cette reproduction sexuée ne peut aboutir que si toutes les colonies d’une même espèce pondent en même temps : les chances de fertilisation croisée sont augmentées, et les prédateurs (poissons, zooplancton, invertébrés divers) ne peuvent alors pas gober tous les oeufs émis, ce qui permet à quelques larves de survivre. Il a clairement été établi que cette synchronisation dépend étroitement des phases de la lune et de la température de l’eau. Ainsi, près de 130 espèces de coraux de la Grande Barrière de Corail d’Australie pondent simultanément lorsque l’eau atteint une température de 26 °C le premier jour après la pleine lune, ce qui arrive dans cette région vers le mois d’octobre. Le processus de maturation est contrôlé par la température, alors que l’heure de déclenchement est piloté par la lune. Ces paramètres peuvent varier d’une région à l’autre, et dans les Caraïbes ou en Mer Rouge, la ponte simultanée de toutes les espèces n’existe pas.

- Un article chez Franck qui en parle (avec 2 belles photos).
- En savoir plus sur la reproduction des coraux.

Le livre bleu

Soutenez l’inscription des récifs coralliens de Nouvelle-Calédonie au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Déjà 1765 signataires … il manque plus que vous, une seule adresse :

http://www.ifrecor.nc/livrebleu/

Merci :-)